Chronique des temps nouveaux (1)

L’année 2020 restera probablement comme l’année du grand basculement. Chacun pressent que nous vivons depuis plus de 8 mois une période inédite de post-modernité finissante. Chaque jour qui passe charrie son lot d’angoisse, de restriction et de folie. Qui aurait pu prévoir une telle accélération de l’histoire, une telle parodie de science fiction, un tel pastiche du pire nanard holywoodien ? Masques, interdictions, contrôles, chiffres, courbes, naufrages économiques, peur, propagande et soumission sont devenus notre quotidien le plus sombre. Comment garder la tête froide dans ces circonstances ? Bien difficile de dénouer le vrai du faux parmi les flux et les reflux d’une information guidée et manipulée.

A chaud et à l’heure actuelle, il est toutefois possible d’extirper quelques éléments indiscutables que nous devons prendre en compte :

1- Le contrôle des populations par la peur est un phénomène psychologique majeur.

2 – La puissance des médias officiels est sans équivalent. On nous vend depuis des années la mort de la télévision et de ses kapos. Visiblement, il n’en est rien.

3- La soumission du plus grand nombre est une réalité. L’omettre ou le nier serait une erreur tragique.

4- La société française est plus que jamais fragmentée. L’égoïsme règne en maître. Rien à l’heure actuelle ne permet une coagulation autour d’un élément déclencheur.

5 – L’état verrouille méticuleusement les débats et les déplacements. La police et l’armée se montrent plus que jamais obéissantes.

6- Le jeu politique démocratique et parlementaire vient de sombrer corps et bien. Aucune opposition de quelque parti que ce soit ne se montre. Les ultimes gogos qui pouvaient encore croire qu’une possibilité d’émergence d’un parti de masse existait toujours n’ont plus que leurs yeux pour pleurer.

7- Nous sommes la cible. L’état ne souhaite nullement lutter contre l’islamisme radical ou l’ultra violence des banlieues. C’est le petit peuple blanc des classes moyennes qui doit disparaître, les gilets jaunes des origines.

Une fois que cela est dit, que reste t-il ? Le désespoir en politique est une sottise absolue écrivait Charles Maurras.

Nous jouons un nouveau jeu. Certes, les règles viennent de changer brutalement. C’est inédit. Mais le jeu continue. Il va seulement nous falloir inventer de nouvelles formes d’action.

L’époque est exaltante, soyons en convaincu. Chacun voit bien que le chaos s’annonce à notre porte. Terrorisme, délinquance ultra violente, restrictions des libertés s’amoncellent. Ces chocs successifs et distincts peuvent constituer, pour peu que nous en ayons conscience, le fameux imprévu dans l’histoire, cher à Dominique Venner.

Gardons la tête froide et restons lucides. A l’heure actuelle, nous n’avons pas les bonnes cartes en main. Soyons patients. A la nouvelle donne, la partie pourrait bien basculer. Il sera alors bien temps d’abattre notre jeu et de défaire notre adversaire.

Guillaume le Carbonel

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