Les « défenseurs » de l’UE sont les pires ennemis de l’Europe !

Pour se convaincre d’une telle assertion, il suffit de s’en tenir à une constatation, et sa réflexion afférente : pourquoi agir « sociétalement » dans un sens qui ne peut qu’accentuer l’écart entre les pays de l’Europe occidentale et orientale, soit, en d’autres termes, approfondir la fracture culturelle qui, déjà, divise le continent, et l’UE, en deux entités de plus en plus antinomiques ?

Il est de notoriété publique qu’effectivement le déroulement actuel de la « politique » de l’Occident appliquée en Europe de l’Ouest – « politique » sociétale découlant de l’agenda déstructurant néo-libérale et anglo-sioniste – se heurte de façon croissante à la résistance des États de l’ex-Europe soviétique, Hongrie, mais aussi Pologne, en tête.

Les mesures présentées et instituées en Occident en tant qu’applications d’un progressisme fanatique, mis en parallèle à une volonté occulte effrénée d’imposer un mondialisme uniformisant et ultra-individualiste, telles que le « mariage pour tous », la PMA, la GPA, la légalisation des drogues, la théorie du genre, l’approche biaisée d’une légalisation de la pédophilie, etc., sont, en effet, de nature à heurter des peuples qui ne se sont embarqués que trop récemment dans la marche infernale de ce train progressiste, et apparaissant donc de plus en plus insensée pour ceux-là mêmes qui ont eu à subir une toute autre histoire récente que celle se traduisant à une sommation visant à nourrir un ressentiment envers soi-même (ressentiment à l’image de celui qui nourrit le devenir forcément funeste d’un certain peuple « élu » qui se croît emprunt à devoir « diriger » les nations en, en vérité, les annihilant), ainsi qu’un esprit de culpabilité dont le meilleur moyen, afin d’en espérer une rédemption, serait d’octroyer de plus en plus de droits aux minorités « discriminées » (expiation de celui qui s’attache encore de trop à des racines jugées oppressives).

Les sbires actuels de l’Union Européenne, valets serviles d’une oligarchie mondialiste ne désirant qu’aplanir « culturellement » un monde qui leur serait ainsi plus aisé de contrôler de leur position panoptique, prennent effectivement aujourd’hui des directives qu’un observateur sensé ne pourrait que désapprouver s’il s’en tient à un objectif visant à parfaire la cohérence, l’efficacité, et la Puissance en l’Europe. Preuve en est, si l’on s’en tient au Réel, que ces mesures « sociétales » visent un tout autre objectif que les propres intérêts d’une Europe en cours de lente et pénible construction (et pour cause !). Ces mesures visent la déconstruction du traditionnel (de la Tradition, c’est-à-dire de la connaissance et de la transmission des facteurs profonds de l’humanisation de l’homme), le détricotage des solidarités humaines, l’implosion de tout équilibre et tout cadre communautaires posés au profit d’un individualisme liquide, fluctuant et ultra-permissif sur le plan éthique, et moral.

Il est alors tout à fait légitime de se poser la question de savoir si le but n’est pas, précisément, de diviser l’Europe afin que celle-ci ne devienne jamais la puissance mondiale qui, aujourd’hui, devrait faire légitimement entendre sa voix dans le concert actuel des nations et civilisations (multipolarité en cours de constitution contradictoire – car l’on peut en donner des acceptions incompatibles les unes avec les autres selon son acceptation, ou non, du processus mondialiste). Il est bien entendu que pour certains dans le monde, disons, en faveur de certains intérêts, l’Europe représente une menace existentielle par le simple fait de son histoire, de la préséance d’un humanisme qu’elle a nourri au fil des siècles, voire des millénaires, et que ces contempteurs n’ont eu cure que de discréditer et frelater, dénaturer, afin de le pourrir de l’intérieur et de l’opposer conflictuellement à des points de vue sur le monde et l’Homme qui empruntaient des chemins différents (notamment l’Islam).

Diviser l’Europe, c’est d’abord et avant tout la scinder géographiquement, et par là-même, géopolitiquement. Premièrement, en affaiblissant le Sud européen, les forces occultes, avec l’aide des institutions financières européennes, et mondialistes avec lesquelles elles sont liées, ont donné à la supériorité économique du Nord la possibilité de dominer complètement les nations méditerranéennes, et de permettre, par cela même, qu’elles ne puissent avoir véritablement les moyens de s’opposer aux flux migratoires qui devait les atteindre en premier lieu (ni non plus, d’ailleurs, de leur permettre d’établir des coopérations fructueuses avec les pays d’Afrique du Nord ou moyen-orientaux par lesquelles elles auraient pu dominer la Méditerranée au profit de l’ensemble du continent européen).

Deuxièmement, une césure s’est fait jour entre l’Ouest et l’Est, celle-ci étant principalement le fait d’un désaccord croissant en ce qui concerne les visions contradictoires au sujet de la civilisation européenne qui émanent respectivement de l’un et de l’autre. Et nous revenons ici sur le thème d’introduction de ce texte, à savoir celui concernant l’obsession d’imposer les réformes « sociétales » néo-libérales en adéquation avec une vision cosmopolite et universaliste du monde. Il est de plus en plus évident que ces réformes, qui sont en mesure de bouleverser radicalement les fondements et la trame existentielle de la civilisation européenne, rencontrent des résistances tout autant populaires qu’étatiques. Mais, l’affrontement qui ne peut que s’en suivre entre d’une part l’oligarchie de seconde zone affiliée à Bruxelles, et d’autre part des dirigeants est-européens portes-parole de peuples qui ne nourrissent pas encore, loin de là, l’envie de se fondre dans un pêle-mêle individualiste contre-culturelle et anti-religieux, arrangent les nouveaux et réels dirigeants du monde.

Nous le répétons : la vision d’une Europe-Puissance est tout ce qui peut être à même de nourrir les pires cauchemars de ces derniers. Leur projet messianique repose en tout premier lieu sur l’affaiblissement et, à terme, l’effacement par immersion, de la civilisation qui a le plus fortement, durant deux millénaires, entraver, ou ne serait-ce que freiner, la progression des délires eschatologiques qui habitent les âmes torturées des adeptes d’un judaïsme revanchard (talmudique). Une Europe forte et unie de Lisbonne à Vladivostok (et même de Lisbonne à Chisinau) pourrait effectivement représenter une puissance géopolitique capable d’aider à orienter le monde vers une harmonie des nations qui leur serait profitable, tant au niveau de leur souveraineté que de la prospérité de leur peuple. L’entrave à l’élévation d’une Europe-Puissance, par rapport à ce qui vient d’être dit, s’opère de multiples façons, mais toujours avec la complicité dissimulée des dirigeants européens qui s’activent dans les arcanes des institutions européennes et, de surcroît, à la tête des pays européens occidentaux.

La meilleure façon d’endiguer une dynamique géopolitique visant à asseoir la Puissance d’une entité politique nationale ou continentale, est de fragmenter sa masse géographique en même temps, par conséquent, que de sectionner ou d’anéantir son réseau d’infrastructures d’échanges avec l’extérieur irrigant l’ensemble de son territoire et facilitant le développement de ses activités et de son autonomie. En ce qui concerne l’Europe, la nécessité de telles infrastructures s’impose principalement en relation avec l’impératif d’établir une continuité géographique et géopolitique (donc une complémentarité et une entente culturelle, économique, militaire, etc.) d’Ouest en Est, et ce en direction des Grands Espaces eurasiatiques dont le seuil n’est autre que la Russie européenne (l’extrême ouest du pôle eurasiatique).

Or, cette dynamique d’échanges en direction de l’Eurasie s’est justement trouvée confrontée à une volonté perfide de couper toute voie physique de communication vers l’Est, de l’Ouest et du Nord, en s’opposant à ce que, par exemple, le Danube puisse jouer ce rôle en donnant la possibilité aux pays européens de se projeter vers l’Asie via la Mer Noire et l’espace pontique (notamment en Ukraine actuelle). Mais, avec l’aide de l’OTAN, ces mêmes forces souterraines et, disons-le, ennemies, ont également barré le passage vers la Méditerranée orientale depuis la catastrophe de l’intervention otanesque en Serbie en 1999, et au travers des différentes tentatives, le plus souvent réussies, de déstabilisations des Balkans qui s’en sont suivies. C’est donc la voie directe vers le Moyen Orient, chasse gardée, prétendument, de l’entité sioniste de l’ « Israël », qui nous est interdite ! C’est donc un barrage sur la voie vers le Croissant fertile de l’ancienne Mésopotamie, et au-delà vers l’Iran et l’Océan indien, en sus d’une proscription à établir des contacts fructueux avec l’Eurasie, qui nous ont été imposés.

Et que font donc nos chers dirigeants face à ce triste constat ? Rien qui ne puisse étayer les prétentions faussement affichées d’une élite « politique » qui peine, en vérité, à cacher leur affinité avec, et leur obséquiosité à l’égard de, l’oligarchie mondialiste anglo-sioniste dont les puissances européennes furent en d’autres temps, et depuis déjà bien longtemps, non seulement les concurrents, mais aussi les ennemis. Cette oligarchie, sise principalement à la City de Londres, ainsi qu’à Wall Street plus récemment, ont une vision de l’entité européenne comme d’une base expérimentale visant à l’élaboration d’un système-monde hyper-individualiste constitué de consommateurs atomisés, et où le politique devra être remplacé par la gestion, aussi appelée gouvernance.

Le but n’est effectivement pas de construire une Europe fortement organisée et structurée pour le bien-être de ses peuples, et pour le Bien commun (à ne pas confondre avec le « bien moyen », typique de l’individualisme sociétal), et ce en harmonie avec le développement simultanée et différenciée des autres nations et civilisations mondiales (ce que l’on pourrait appeler une mondialisation harmonieuse), mais d’expérimenter et préparer à l’échelle du monde une Gouvernance qui aura pour seule raison d’être de faire en sorte que les déséquilibres et le chaos « organisé » ne dépasse pas les bornes de l’oligarchiquement acceptable. Par ce biais, nous en venons à un autre moyen que s’est donné l’oligarchie mondialiste réformiste afin de détruire l’équilibre social existant encore tant bien que mal en Europe : l’immigration de masse.

Celle-ci, en effet, est un élément concourant inévitablement à une déstructuration de ce qui fut bâti depuis des temps immémoriaux en tant que constituant chacune de nos identités : le sens commun. Le mélange de populations diverses déculturées (impliquant la « gestion des populations », et non plus le politique par et pour les peuples) participe à la perte par les individus de la richesse sociale du sens commun, c’est-à-dire de la possibilité intime de la transfiguration personnelle. Nous entendons par là que la personne, au travers de son « retour » vers le commun, en ayant dépassé les épreuves de la conscience individuelle, dépasse en vérité les limites inhérentes à sa vision du monde, en épousant une plus haute conscience qui est un partage en faveur d’une expression toujours supérieure de l’Être. C’est la diversité de ces consciences, et non leur effacement dans une de leur mystification globaliste, qui, au travers de leurs contradictions, élèvent ceux qui les animent vers la Vérité divine. Mais cela, les mondialistes n’en ont cure par leurs desseins funestes, car ils ont voué leur esprit à Satan !

Tout comme la destruction des familles par la destruction des genres et de la complémentarité, comme la destruction du sens commun par l’intérêt égocentrique et l’individualisme inconscient, comme la destruction des nations par l’ouverture des frontières et le travail de sape contre leur autonomie économique, politique et géopolitique, la destruction de la civilisation européenne s’effectue par un abominable travail de containment (endiguement) visant à nous empêcher de laisser libre cours, dans le monde, à notre singularité culturelle partagée et à notre vision géopolitique équilibrée.

En divisant les européens selon des critères néo-libéraux et progressistes qui ne sont en rien déterminés en fonction du Bien commun des peuples européens, les élites dirigeantes actuelles des pays de l’Ouest ne font qu’accroître une séparation factice entre l’Ouest et l’Est de l’Europe (et même entre le Sud et le Nord) dans le seul but de renforcer la césure découlant des actions passées et présentes visant à stopper net toutes communications efficaces vers les Grands Espaces eurasiatiques. Ces politiques ne servent donc nullement une prétendue volonté de libérer l’humain de soi-disant contraintes sociales révolues, mais servent plutôt un agenda mondialiste dont l’objectif est de faire du plus grand marché mondial une zone d’attraction financière et d’expérimentation d’ingénierie sociale dénuée de toute Puissance (politique, économique, sociale, culturelle et spirituelle), et asservie aux diktats de la Finance et des multinationales.

Le but occulte des dirigeants actuels est bel et bien d’engager dans la Réalité le principe idéologique de la « guerre de tous contre tous » afin que puisse se développer en toute quiétude une domination absolue de quelques uns sur tous les autres. La nature de ces « quelques uns » peut se laisser deviner au travers de la perpétuation d’un tenace esprit de vengeance ; perpétuation qui a pris corps au fil des siècles dans une conception abstraite idéologico-religieuse de l’Homme, et que l’on nomme judaïsme, celui-ci ayant inspiré certaines ramifications réformistes, tant de la chrétienté que de l’Islam. En attendant qu’une telle mise au point ne devienne indispensable, et ses conséquences – dans une volonté de bienveillance – tirées, il nous semble primordial d’inciter les européens à la résistance, et à s’emparer d’une mondialisation au travers de laquelle chaque personne, chaque nation, chaque communauté européenne, pourra effectivement participer à l’élaboration du Bien commun et de sa répercussion à l’ensemble d’un monde débarrassé des lubies idéologues des psychopathes qui nous « gouvernent ». Ne plaise à Dieu que nous puissions un jour revenir à la Réalité humaine, à la profondeur de ce qui fait d’un être humain un homme !

Yohann Sparfell

Juillet 2019

Retrouvez notre analyse du rôle de l’Union Européenne dans notre numéro 84 : http://rebellion-sre.fr/boutique/rebellion-84/

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