Le socialisme révolutionnaire européen est l’esprit de communauté radicalement anticapitaliste

Editorial du numéro 76 de Rébellion 

Bien choisir les mots et les utiliser à bon escient, sans mauvaise interprétation possible du lecteur est un défi dans une période de troubles. Notre nouvelle formule que vous découvrez avec ce numéro n’est pas qu’un simple changement de maquette. Avec l’accroissement de notre lectorat, il était important de mieux faire comprendre nos idées et notre action. Nous tacherons au fil des numéros d’éclaircir des points importants et de proposer des alternatives concrètes à nos lecteurs.

La volonté politique au sens noble du terme est la source de vie de la communauté . Il paraît important de faire comprendre qu’une réorganisation de la société selon une optique véritablement socialiste et fédéraliste passe par une réappropriation de la souveraineté de la part des deux pôles de la communauté globale : l’État d’un côté en tant que qu’organisateur et garant des libertés et autonomies communautaires de base, et de l’autre le peuple au travers ses diverses structures d’organisation et communautés privées comme publiques.

Ce qui étaye l’équilibre possible entre ces deux pôles est ce qui est la première chose à re-conquérir : la politique ! Ce terme, repensé dans le cadre d’une reconquête de la souveraineté du peuple ET de l’État (État fort et non total dans la pensée de C. Schmitt). C’est la politique, la vraie, qu’il faut remettre à l’honneur, en guise de vertu d’hommes en quête de la maîtrise de leur destin, car c’est au travers son redéploiement dans l’espace public que l’on pourra redonner un sens à l’autonomie, à la subsidiarité et au fédéralisme.

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