Immigration Massive : une stratégie contre les peuples !

A qui profite l’immigration non contrôlée en Europe ? La question est essentielle au moment ou l’on assiste à une dégradation vertigineuse du marché du travail, du système de santé, de l’enseignement, des retraites et de la sécurité, sans occulter les conflits culturels que ces « délocalisations » de peuples provoquent.

Michèle Tribalat, dans son ouvrage « Les yeux grands fermés », a le courage de remettre les pendules à l’heure, en dénonçant la falsification des chiffres ou l’ignorance des études qui remettent en cause l’idéologie immigrationniste. Ainsi écrit-elle dans son dernier chapitre : « Les arguments bien pratiques sur le caractère indispensable de l’immigration étrangère pour faire pièce au vieillissement, payer nos retraites, occuper les emplois dont nous ne voulons pas et apporter une contribution irremplaçable aux économies occidentales ne tiennent pas la route et ne sont d’ailleurs guère avares de contradictions. » Mais Michèle Tribalat va plus loin dans l’origine du phénomène en pointant des intérêts de classe : «  L’immigration modifie la répartition du gâteau économique et cet indéniable constat a beaucoup à voir avec le fait que certains sont favorables à une forte immigration quand d’autres cherchent à la réduire ou à l’arrêter. »

C’est aussi le constat que fait Christopher Caldwell, éditorialiste au Financial Times, dans son ouvrage paru en 2009 : « Reflections on the révolution in Europe » (Allen Lane- 364 pages), lorsqu’il écrit que, si l’immigration, profite au secteur privée, par des salaires à bas prix, elle coûte au secteur public, par le versement des divers prestations sociales. Christopher Caldwell rajoute que cette immigration organisée se fait contre la volonté des européens, puisque seul 19% d’entre eux pensent que l’immigration est positive pour leur pays.

Qui transforme les travailleurs en nomades ? Ceux qui y ont intérêt, c’est à dire les sociétés transnationales, elles-mêmes représentantes de l’économie apatride.

En avril 2010 sur le site de l’hebdomadaire Marianne, un article intitulé : « Pourquoi le patronat en veut toujours plus », dévoilait en détail cette politique du Medef et du Business Europe (Medef européen), destinée à faire venir une main d’œuvre docile et bon marché, rappelant que le président Pompidou avait déclaré peu avant sa mort, « qu’il avait ouvert les vannes de l’immigration en France à la demande des grands patrons ». Aujourd’hui les grandes firmes déracinent les hommes comme les arbres en Amazonie, impitoyablement.

Dernièrement en 2009, un conflit exemplaire a opposé en Grande Bretagne la multinationale Total aux ouvriers de la raffinerie de Lindsey (nord-est de l’Angleterre), qui protestaient contre l’embauche de 400 ouvriers étrangers temporaires, pour agrandir le site, et l’exclusion des travailleurs anglais du chantier, dans une région pourtant durement touchée par le chômage. La réponse de Total a été d’aller à l’affrontement en licenciant 600 des grévistes ; erreur fatale car commencé avec quelques centaines de grévistes, le mouvement s’est étendu rapidement dans tout le pays, pour finir par englober des milliers d’ouvriers sur une dizaines de sites (raffineries, terminaux gaziers et centrales électriques).

Devant l’ampleur et le dynamisme du mouvement, Total a dû négocier, annuler les licenciements et accorder la moitié des emplois intérimaires à des travailleurs anglais. Cette victoire contre une puissante multinationale est le fruit de la solidarité des ouvriers, partis en grève sauvage, hors du contrôle des syndicats, avec pour slogan « Les jobs britanniques pour les travailleurs britanniques ».

Ce conflit est aussi exemplaire par la désignation de l’ennemi, qui n’est pas l’immigré (première victime), mais la multinationale qui instrumentalise l’immigration pour abaisser les salaires et briser l’unité du mouvement ouvrier. Cette infernale stratégie est aujourd’hui mise en œuvre sur tout le territoire européen, avec le soutien d’ONG, d’associations et de partis politiques de gauche comme de droite.

Michel Thibault

Refusons la logique capitaliste afin de casser la stratégie des multinationales et de maintenir le niveau des rémunérations et des acquis sociaux.

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