Editorial du numéro 72 : « Hic sunt dracones »

Sur les anciennes cartes du Moyen-Age, les zones inexplorées étaient mentionnées par l’expression latine suivante « Hic Sunt Dracones » (« Ici vivent les dragons »). Nous traversons une époque pleine de terres encore inconnues. Elles sont peuplées d’idées en forme de dragons. Effrayantes pour beaucoup, mais riches d’aventures pour d’autres.

Nous sommes entrés dans une nouvelle phase de la lutte pour l’émancipation de la domination capitaliste. Les événements se précipitent, le choc des crises économiques et des guerres impérialistes bouleverse les repères de la plupart des observateurs.

Désorientés, certains parlent de « confusionnisme » pour décrire l’émergence de forces nouvelles. Il y a certes de la confusion au sein de certains mouvements surgissant dans notre société, mais c’est souvent le système qui l’alimente. Notre rôle est justement de penser globalement une voie de sortie du capitalisme et d’apporter une base théorique à l’opposition concrète à l’oligarchie mondialiste.

La grande rupture que nous vivons ne fait pas naître la peur dans nos esprits. Nous sommes favorables à ce que les idées redeviennent dangereuses. Le goût du combat, du risque, de l’audace est, en effet, le propre des révolutionnaires.

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