Editorial du numéro 69 : A quoi sert Rébellion ?

« On ne s’appuie que sur ce qui résiste », Bernanos

Nous constatons depuis plusieurs années que le rôle de notre revue reste toujours un mystère pour beaucoup. Nous allons tenter de les éclairer sur le sens de notre travail et sa modeste contribution aux luttes en cours.

Certains s’étonnent que leurs collègues enseignants, fidèles abonnés de Télérama, ne trouvent rien d’intéressant dans Rébellion. C’est un fait que nous ne donnons pas les programmes de la TNT. Il est aussi évident que nous n’avons pas l’objectif de faire réfléchir les personnes qui s’accomodent très bien du système actuel.

Notre lectorat est composé d’esprits libres se donnant les moyens intellectuels de comprendre le monde qui les entoure et le système social dans lequel ils sont pris. Ces personnes sont issues de toutes les classes sociales et nombreux sont les autodictactes qui nous lisent. Nous avons toujours refusé les postures élitistes, mais nous considérons qu’une éducation politique implique des efforts plus importants que la lecture d’une fiche wikipedia. C’est une démarche intellectuelle nécessaire pour acquérir les armes nécessaires afin de décrypter le monde et le transformer.

Faire avancer la réflexion théorique et organiser la lutte, c’est le rôle d’une revue de combat comme Rébellion. Ce sont les deux modalités complémentaires de l’action révolutionnaire : comprendre le développement de la société pour mieux en saisir la complexité et trouver les moyens de la changer radicalement.

Briser la logique du système et démasquer les illusions idéologiques qui embrument les cerveaux est déjà une tâche immense à l’époque de confusion que nous vivons. Révéler les faux clivages et leurs contradictions est un long travail surtout lorsqu’on connaît les dérives politiciennes ou romantiques des « mouvances dissidentes »

En conséquence, ce qui est défendu théoriquement dans Rébellion, se traduit dans les actions de terrain des Cercles Rébellion et de l’OSRE. Les récentes campagnes contre le Traité transatlantique ou la loi Macron en sont des exemples concrets.

En prise avec notre vie quotidienne, le combat contre l’aliénation et l’exploitation est l’objectif de notre lutte. Notre stratégie est la mise en place de l’action socialiste révolutionnaire et de l’autonomie populaire dès maintenant. Ce que nous construisons aujourd’hui dans la lutte préfigure demain !

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